Éditorial Novembre/Décembre 2017

La Pythie de Delphes, dit-on, ouvrait la bouche après des heures de fumigation, et le secret des dieux  passait ses lèvres inspirées. On ne pouvait jamais revenir dessus, le temps n’effaçait rien. Le sort attendait quelque part son heure, dans un pli du rideau ou la ouate du nuage. Il attendait et se réalisait.

Dans notre monde, quel sort nous attend ? Nous sommes engagés dans une course funeste, et les prophètes en parlent, à longueur d’ondes, comme une catastrophe annoncée. Sont-ils les Pythies de notre temps ?

La parole conteuse  est presque inaudible. Elle s’élève comme une fumée d’encens dans la brume des usines. Et elle dit simplement que ça finit bien.

Cette petite parole fragile affirme que le merveilleux est là, que la vie est imprévisible et n’obéit pas aux Pythies mathématiques…

Nathalie Leone

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